Exposition Ahoua YAMEOGO

Notre asbl accueille, du 5 avril au 15 avril, en nos locaux,

une artiste-plasticienne renommée du Burkina Faso : Ahoua YAMEOGO .

 

L'exposition

"Regards croisés"

a pour thème "Femmes africaines, tradition et modernité: le cas du Burkina Faso"

CONTEXTE

L’exposition « Femmes Africaines : tradition et modernité, s’intéresse essentiellement au rôle et à la place de la femme au sein de la société burkinabè ».

Longtemps confinées dans les taches qui leurs étaient prédestinées, les femmes sont aujourd’hui le moteur du développement de mon pays le Burkina Faso.

OBJECTIF

La présente exposition a pour objectif de permettre aux visiteurs d’avoir un regard croisé sur les activités de la femme burkinabè d’hier et celle d’aujourdui.

Ils d’couvriront à l’occasion, un autre monde, une autre « façon » et cette découverte leur permettre de mieux appréhender la culture africaine et de mieux cerner nos émotions, afin de mieux comprendre nos réactions.

HISTORIQUE DES ŒUVRES

Comme la plus part des pays, la femme burkinabè était reléguée au second plan dans un passé récent.

Les violences auxquelles elles sont confrontées sont presque les mêmes que connaissent les autres femmes d’Afrique, voir du reste du monde. Malgré les luttes qu’elles mènent au quotidien, individuellement ou dans les associations avec l’appui des autorités politiques et administratives, la femme et la jeune fille burkinabè restent confrontées aux problèmes de :

-         L’excision ;

-         Le mariage forcé ;

-         L’analphabétisme ;

-         Les accusations de sorcellerie ;

-         Le lévirat etc…

La femme burkinabè est le véritable catalyseur de la société. Négligeant un peu à mon sens les objets de parures et les gestes de coquetterie, elle se caractérise par son ardeur au travail, aussi bien en milieu rural que dans les villes.

Un proverbe bien connu illustre parfaitement cela : « pag la yiri » qui veut dire que : « c’est la femme le fondement du foyer, de la famille ».

Bien que cet important rôle lui soit reconnu, la femme burkinabè n’est pas moins victime de certaines pratiques ancestrales qui veulent qu’elle soit excisée pour être fidèle, qu’elle soit considérée comme celle qui passe toujours après l’homme et qu’elle n’ait jamais son mot à dire pour les grandes décisions, même celles qui touchent à sa propre vie ou à celle de ses enfants, comme le mariage par exemple.

Heureusement, au contact de la culture occidentale, les choses ont sérieusement bougé. La nécessité pour les Etats Africains de s’inscrire dans le mouvement planétaire, les a amenées à adhérer à des conventions, à signer des accords dans tous les domaines.

Ainsi, la question des « Droits Humains » a été très vite posée au Burkina Faso, surtout sous la révolution. Les femmes burkinabè ont alors eu de plus en plus droit à la parole et elles ont, avec le soutien des autorités, saisit l’opportunité pour se regrouper au sein des associations, afin de mieux se faire entendre. Il faut dire que depuis, elles ont acquis une place enviable, même  s’il reste encore beaucoup à faire.

Cependant, on ne doit pas se voiler la face. Les avantages obtenus sont souvent mal utilisés et certaines valeurs culturelles qui devraient être préservées sont entrain d’être négligées. Heureusement, certaines structures de femmes se battent pour leurs conservations.

 

 

CONCLUSION

Au regard de tout ce qui précède et de ma conviction que je peux apporter ma contribution, non seulement en tant qu’artiste, mais aussi par tout autre méthode, j’ai été motivée par la création de la « Fondation Ahoua YAMEOGO pour le Respect de la Dignité Humaine », afin de participer modestement à la construction d’un monde de paix, de justice et de solidarité.

 

CETTE EXPO SERA ÉGALEMENT PRÉSENTÉE À L’HENALLUX:

rue Louis Loiseau, 39 à 5000 Namur
du lundi 16 au vendredi 20 avril,
de 8h à 17h (vendredi 13h30)